Lutter efficacement contre le blanchiment et le financement du terrorisme : une charge lourde, un enjeu critique pour les institutions financières

Un pilier essentiel de la conformité réglementaire 

La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB/FT) est un enjeu majeur pour les institutions financières. Encadrée par un arsenal réglementaire strict au niveau national et européen (directive AML, règlementations ACPR, etc.), cette obligation vise à prévenir les risques de fraude, d'usurpation d'identité, ou encore de financement d'activités illicites.  

L'efficacité du KYC se mesure notamment à travers le nombre de déclarations de soupçon transmises à Tracfin, la cellule française de renseignement financier. En 2023, Tracfin a reçu 190 653 signalements, soit une augmentation de 15 % par rapport à 2022. 

Mais derrière ce cadre légal, les opérationnels sont confrontés à une réalité complexe : celle d'une gestion manuelle, chronophage et risquée, notamment pour les processus KYC/KYB (Know Your Customer / Business)

 

Les tâches incontournables du contrôle LCB/FT 

Les contrôles LCB/FT impliquent de nombreuses étapes pour chaque client ou partenaire, parmi lesquelles : 

  • Collecte et vérification des documents : statuts, extrait Kbis, pièces d'identité, déclaration de bénéficiaires effectifs... ; 

  • Contrôles d'authenticité et de cohérence : validité des données, analyse OCR, vérification des MRZ, signature électronique, etc ;

  • Identification des bénéficiaires effectifs : analyse de la structure capitalistique parfois complexe ;

  • Vérification sur les listes de sanctions et PEPs : OFAC, ONU, UE, listes locales ;

  • Scoring du niveau de risque client : selon l'activité, la structure, les zones géographiques, etc ;

  • Due diligence complémentaire pour les cas à risque élevé ;

  • Archivage et traçabilité conformes aux normes en vigueur. 

Chaque étape est cruciale, mais elle s’accompagne d’une lourde charge administrative, d’allers-retours avec les clients, et de risques d’erreur humaine

 

Des charges très variables selon la typologie des clients 

Voici une estimation des temps moyens consacrés aux contrôles LCB/FT, selon la forme juridique de l'entité contrôlée et son niveau de risque : 

On constate que le traitement d'une entreprise individuelle ou d'une SARL à faible risque peut nécessiter moins d'une heure, tandis qu'une SA ou une ONG à risque élevé peut mobiliser jusqu'à 8 heures de travail cumulé pour les équipes conformité.  

 

L'automatisation, levier clé pour optimiser la conformité 

Face à cette réalité, des solutions innovantes comme KYB by Luminess permettent de transformer en profondeur la manière dont les institutions gèrent leurs obligations LCB/FT

La plateforme intègre : 

  • Un portail selfcare pour les clients, permettant la transmission sécurisée des données et documents ;

  • Une capture automatique des données via OCR, lecture intelligente, analyse de structures capitalistiques ;

  • Des contrôles automatisés sur les documents, les listes de sanctions et la cohérence des données ;

  • Une traçabilité complète et un archivage conforme aux exigences de l’ACPR. 

Avec KYB by Luminess, le gain de temps est estimé entre 60 % et 80 % selon les cas, avec une expérience client fluidifiée et une conformité renforcée. 

 

Réconcilier rigueur réglementaire et efficacité opérationnelle 

La conformité LCB/FT est incontournable, mais elle ne doit pas devenir un fardeau opérationnel. Grâce à des plateformes intelligentes et sécurisées comme KYB by Luminess, les institutions financières peuvent se recentrer sur leur métier, tout en assurant un contrôle rigoureux, rapide et conforme

Dans un monde où les réglementations s'intensifient et les fraudes se sophistiquent, l'automatisation devient un atout stratégique pour conjuguer performance, confiance et transparence